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Sélection apicole et intelligence artificielle : choisir de meilleures colonies sans perdre le sens de l’abeille

La sélection apicole ne consiste pas simplement à reproduire la colonie qui a produit le plus de miel pendant une saison. Une ruche très productive peut être agressive, essaimeuse, sensible au varroa ou incapable de traverser un hiver difficile sans assistance. À l’inverse, une colonie moins spectaculaire sur la hausse peut présenter une excellente rusticité, une faible consommation hivernale et une remarquable capacité à maintenir son équilibre sanitaire.

Sélectionner, c’est donc arbitrer entre plusieurs caractères, sur plusieurs générations, dans un environnement qui change constamment.

L’intelligence artificielle pourrait prochainement aider les apiculteurs à effectuer ces arbitrages. Elle ne remplacera ni l’observation au rucher, ni l’expérience de l’éleveur. Elle pourrait cependant rendre visibles des régularités que l’œil humain ne peut pas facilement détecter dans des milliers de mesures.

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Quand l’abeille sait faire la différence : comment les ruches “hygiéniques” détectent le Varroa destructor vivant

Dans la montagne, chaque détail compte : un ciel changeant, un vent léger, une floraison tardive.
Dans la ruche aussi, chaque signal — mouvement, odeur, micro-vibration — peut faire la différence entre survie et chute.
Des chercheurs ont identifié que certaines abeilles sont capables non seulement d’identifier un varroa présent dans une cellule, mais de faire la différence entre un parasite vivant, un parasite mort, et… un simple caillou.
Cette finesse de réaction ouvre de nouvelles pistes pour la sélection raisonnée
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