La sélection apicole ne consiste pas simplement à reproduire la colonie qui a produit le plus de miel pendant une saison. Une ruche très productive peut être agressive, essaimeuse, sensible au varroa ou incapable de traverser un hiver difficile sans assistance. À l’inverse, une colonie moins spectaculaire sur la hausse peut présenter une excellente rusticité, une faible consommation hivernale et une remarquable capacité à maintenir son équilibre sanitaire.
Sélectionner, c’est donc arbitrer entre plusieurs caractères, sur plusieurs générations, dans un environnement qui change constamment.
L’intelligence artificielle pourrait prochainement aider les apiculteurs à effectuer ces arbitrages. Elle ne remplacera ni l’observation au rucher, ni l’expérience de l’éleveur. Elle pourrait cependant rendre visibles des régularités que l’œil humain ne peut pas facilement détecter dans des milliers de mesures.
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