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Du piège au territoire : imaginer la campagne connectée contre le frelon à pattes jaunes

Longtemps, la lutte contre le frelon à pattes jaunes a reposé sur une succession d’initiatives locales : quelques pièges disposés au printemps, des signalements transmis par téléphone ou par courriel, puis la destruction des nids découverts au fil de la saison. Ce fonctionnement atteint aujourd’hui ses limites. La loi du 14 mars 2025 inscrit désormais la surveillance, le piégeage sélectif, le signalement et la destruction dans des plans de lutte coordonnés à l’échelle départementale. En Haute-Loire, où le GDSA43 doit organiser la campagne printanière de capture des fondatrices tandis que le financement de la destruction des nids relève d’un dispositif associant notamment le GDS et les acteurs territoriaux, la question n’est donc plus seulement de savoir combien de pièges installer. Il faut déterminer qui inscrit les piégeurs, qui accompagne les communes, à quel rythme les captures sont déclarées, comment les référents contrôlent les données et de quelle manière les résultats deviennent une véritable carte de la pression exercée par le frelon. Apisphère pourrait constituer le trait d’union entre tous ces acteurs : une campagne connectée dans laquelle chaque relevé de piège alimente progressivement une connaissance commune du territoire, sans écarter pour autant les bénévoles qui ne disposent ni d’un smartphone ni d’une aisance particulière avec le numérique.

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La voix au rucher : vers un registre sanitaire apicole réellement utilisable sur le terrain

Dans l’article précédent, nous avons posé les bases d’une identité numérique cohérente du rucher en distinguant clairement la ruche physique, la colonie et la reine. Nous avons également retenu un principe simple : la ruche doit conserver un numéro permanent, lisible par l’apiculteur, tandis que les moyens d’accéder à sa fiche numérique — saisie manuelle, commande vocale, QR code éventuel ou autre technologie — ne sont que des interfaces. Reste alors une question très concrète lorsque l’on quitte l’écran pour revenir au rucher : quel est le moyen le plus naturel d’interagir avec le registre sanitaire lorsque l’on a les mains prises, des gants, un lève-cadres et plusieurs dizaines de milliers d’abeilles autour de soi ?

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