Sélectionner des abeilles, ce n’est pas choisir “la meilleure ruche du moment”.
C’est penser à trois ans, parfois cinq, et accepter l’idée que chaque saison laisse une empreinte génétique sur l’avenir.
Dans un monde où le frelon asiatique met les colonies à l’épreuve, où le varroa teste la moindre faiblesse, où les printemps raccourcissent et où les floraisons deviennent imprévisibles, l’apiculteur n’a plus le luxe de laisser faire le hasard.
Il doit devenir sélectionneur, même à petite échelle.
Et bonne nouvelle :
sélectionner n’est pas une affaire de laboratoires ou de stations d’insémination.
C’est avant tout une manière de regarder ses abeilles.
Certaines colonies survivent mieux.
Certaines se défendent mieux.
Certaines produisent mieux.
Certaines restent douces, même quand tout part en vrille autour d’elles.
Ces colonies-là ne sont pas des accidents : ce sont des lignées en devenir.
Ce protocole sur trois ans n’est pas un carcan : c’est une feuille de route.
Une méthode simple, rigoureuse, réaliste, pour faire émerger — rucher après rucher — une abeille plus forte, plus douce, plus adaptée, et capable de vivre dans les montagnes, les plateaux, les vallées, sous pression varroa et frelon.
Trois ans, c’est une poignée de saisons.
Mais en sélection apicole, c’est une révolution.
Si tu es prêt à construire ton abeille de demain, page après page, saison après saison…
alors ce protocole est ton meilleur point de départ.
Un plan réaliste, efficace, reproductible.
Continuer la lecture de PROTOCOLE DE SÉLECTION APICOLE SUR 3 ANS
Merci, Léon Quiévy, pour ce commentaire très pertinent. Tu as raison de rappeler l’exemple des populations d’abeilles du nord de…
Si le frère Adam avait regardé vers le nord de l Angleterre, il y aurait trouvé des populations d abeilles…
Et demain ? Vers une hybridation des savoirs La sélection apicole de demain ne se jouera pas entre l’humain et…
Comment fait-on pour suivre une formation ?