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Apiculture & droit rural : PLU, zones A et N, servitudes et chemins d’accès

L’apiculture, parce qu’elle vit à la frontière du sauvage et du domestique, se frotte souvent au droit rural. Installer un rucher, aménager une dalle, tracer un chemin d’accès ou construire une miellerie relève parfois d’un parcours administratif aussi tortueux qu’un vol d’abeille sous la pluie.
Derrière chaque projet, il faut composer avec le Plan Local d’Urbanisme (PLU), les zones agricoles (A) et naturelles (N), les servitudes et la réglementation sur les chemins ruraux.
Cet article propose un décryptage complet et concret de ces règles, à la lumière du Code rural, du Code de l’urbanisme et de la pratique apicole réelle : comment implanter, aménager et circuler légalement sans perdre le sens du terrain.
En somme, comprendre comment le droit encadre la ruche — non pour la contraindre, mais pour lui garantir un territoire durable.

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Reines F0 et GDSA : vers une souveraineté génétique apicole

La survie de l’abeille domestique passe par une alliance nouvelle. D’un côté, les chercheurs et biologistes travaillent à identifier les caractères de résistance (aux maladies, au varroa, au frelon asiatique). De l’autre, les grands sélectionneurs savent fixer ces traits dans des lignées reproductibles. Enfin, les GDSA (Groupements de Défense Sanitaire Apicole) disposent d’un ancrage local incomparable, en lien direct avec des centaines d’apiculteurs.

Mis ensemble, ces trois acteurs peuvent bâtir une véritable souveraineté génétique apicole, où chaque territoire disposerait de souches résistantes et adaptées à sa flore et son climat.

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Réinventer l’économie locale : que devient l’AMAP à l’ère des plateformes, des monnaies numériques et du commerce dématérialisé ?

Les AMAP — Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne — sont nées dans les années 2000, avec une intuition simple et puissante : rapprocher producteurs et citoyens, reconstruire un lien direct, et ancrer l’économie alimentaire dans un territoire plutôt que dans un algorithme logistique.

Pendant vingt ans, ce modèle a servi de laboratoire aux circuits courts : engagement saisonnier, préfinancement, partage des aléas, transparence radicale.
Une AMAP repose toujours sur quelques piliers immuables :

• un contrat entre consommateurs et producteurs sur une saison,
• un paiement anticipé qui sécurise la production,
• des produits locaux et strictement de saison,
• un partage des risques climatiques et agronomiques,
• une participation citoyenne aux distributions et à la vie de la ferme.

Ce modèle a tenu bon. Pourtant, un nouveau paysage se dessine autour de lui — et il serait imprudent de faire comme si rien ne changeait.

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