
Les abeilles, indispensables à la pollinisation et à la biodiversité, connaissent depuis plusieurs décennies un déclin alarmant. Le film documentaire Vanishing of the Bees (La disparition des abeilles) explore ce phénomène mondial, souvent appelé syndrome d’effondrement des colonies (Colony Collapse Disorder). Il pose un regard à la fois scientifique et engagé sur les causes de cette crise et les conséquences pour l’humanité.
De quoi parle le documentaire ?
Réalisé par George Langworthy et Maryam Henein, ce film suit le parcours de deux apiculteurs américains confrontés à des pertes massives de colonies.
Le documentaire met en lumière :
- la gravité du déclin des abeilles,
- les pistes scientifiques sur ses causes,
- et les répercussions sur l’agriculture mondiale.
L’histoire dépasse largement le cadre de l’apiculture : elle interpelle sur la fragilité de nos systèmes alimentaires et sur l’urgence d’un changement de modèle agricole.
Les causes évoquées
Le documentaire insiste sur le caractère multifactoriel du problème :
- Pesticides systémiques (néonicotinoïdes) : souvent pointés comme premiers responsables, ils perturbent le système nerveux des abeilles, les désorientent et réduisent leur espérance de vie.
- Monocultures intensives : elles appauvrissent la diversité florale et fragilisent les colonies.
- Stress et pratiques apicoles industrielles : transport massif de ruches, nourrissement artificiel, sélection génétique réductrice.
- Parasites et maladies : varroa destructor, nosema, virus.
C’est l’effet cocktail de tous ces facteurs qui entraîne les effondrements soudains de ruches.
Une question de survie collective
Le film rappelle un chiffre clé : près de 35 % de notre alimentation mondiale dépend directement de la pollinisation par les abeilles.
Sans elles, nos assiettes seraient vidées de nombreux fruits, légumes, oléagineux et cultures essentielles. Le déclin des abeilles, c’est donc aussi une menace pour la sécurité alimentaire mondiale.
Un appel à l’action
Vanishing of the Bees n’est pas qu’un constat désespéré. Le documentaire ouvre des pistes d’espoir :
- soutenir une agriculture durable et respectueuse des pollinisateurs,
- favoriser la biodiversité florale dans les campagnes comme en ville,
- repenser nos modes de consommation,
- et donner aux apiculteurs un rôle central dans la défense de l’environnement.
C’est un appel à une prise de conscience citoyenne et politique.
Conclusion
Ce film est un incontournable pour qui s’intéresse à l’apiculture, à l’environnement et à notre avenir alimentaire.
Il montre que la survie des abeilles n’est pas seulement une question apicole : elle concerne l’humanité tout entière.
👉 Si vous n’avez pas encore vu Vanishing of the Bees, je vous invite à le découvrir : une plongée aussi alarmante que nécessaire dans le monde des pollinisateurs en danger.
Pour aller plus loin
Si le documentaire Vanishing of the Bees vous a interpellé, voici quelques ressources complémentaires pour approfondir le sujet :
- FNOSAD : informations sur la santé des abeilles et les bonnes pratiques apicoles → fnosad.com
- GDSA : structures locales qui accompagnent les apiculteurs dans la lutte contre les maladies et parasites → rapprochez-vous de votre GDSA départemental.
- Thomas D. Seeley – La démocratie chez les abeilles : un ouvrage passionnant sur les mécanismes collectifs de décision des colonies.
- Robin Crewe & Robin Moritz – Dark Side of the Hive : explore le côté “caché” et moins idéalisé de la biologie des abeilles.
- Colony Collapse Disorder (CCD) : dossiers et publications scientifiques en anglais (USDA, Apidologie, Bee Informed Partnership).
- ONG & Associations : Pollinis, Terre d’Abeilles, qui militent pour une agriculture respectueuse des pollinisateurs.




